Devenir Dieu ou toucher Dieu.
Les voisins.
Les putains de voisins. je doute que vous ayez eu des voisins comme cela, ils sont pire que dans les films. la vielle bigote bigleuse remue des narines dès qu'elle me voit, inconsciemment, elle est allergique c'est sûr. En plus elle laisse ses poubelles sur mon trottoir, le matin c'est une infection. Son mari, c'est encore pire, un tueur de chat, je le sais, je l'ai vu sortir une fois avec une pelle et un corps flasque, il les assome et il les enterre. Mais quand ils sont ensemble là, dans la rue, à faire semblant d'être couple qui s'aime, qui a eu de beaux enfants et penche doucement vers une fin de vie bien remplie, moi ça m'écoeure, c'est plus fort que moi. Ils mentent, c'est impossible, c'est juste que je n'arrive pas à concevoir cela. Pourquoi ils s'enferment dans des stéréotypes si bien faits de vieux heureux ? J'en ai ma claque de leurs conneries, ils pourraient être ne serait ce qu'un peu moins parfaits ? Un peu moins dans le moule ?
J'aime pas mes voisins, ils me renvoient des images du bonheur, de leur bonheur, même si le bonheur c'est réciter septante-neuf prières par jours et assomer les chats et les enterrer, ils me foutent la nausée, la gerbe, le ventre en bouillie, les intestins au bout d'la langue. Ils sont exactement ce que j'ai raté. Et ça, ça dépouille mon amour propre des barrières que j'y ai posé.